Kandinsky amène sa peinture vers l’abstraction, la plie dans un vocabulaire formel, théorise une grammaire, invente une langue. C’est l’art livré à la science qu’on sent pressante, volonté impossible et touchante de mise en ordre de l’art. Calder fait migrer son dessin dans l’espace, cheminant tranquillement vers la simplicité des volumes qu’il confie à ses sculptures de fil. Quand à son cirque, c’est le labo, la poésie qui s’invente. C’est la quête du point d’équilibre, une suspension du temps et de l’espace qu’on sent passer sur soi.

« L’abstraction sous toutes ses formes » Calder et Kandinsky ensemble à Beaubourg (Paris) jusqu’au 20 juillet 2009 pour A. Calder, et jusqu’au 10 août 2009 pour Kandinsky.