Intellos précaires ou prolos du savoir de la connaissance et de la culture

Les galères des « intellos précaires », prolos du savoir – Par Hubert Artus | Rue89 | 14/04/2009 | 11H24

Anne et Marie Rambach mettent à jour leur enquête sur ces chercheurs, profs, journalistes… sous-payés et surexploités. Entretien.
2001 : Anne et Marie Rambach publient le plaidoyer « Les Intellos précaires » (Fayard). Et donnent une existence concrète à un OVNI social : cette masse de pigistes, auteurs, nègres, salariés en contrat à durée déterminée, en contrat emploi-solidarité, chercheurs indépendants, professeurs vacataires, infirmières sans hôpital fixe.

Un mutant sous-payé, qui doit survivre et cumuler plusieurs emplois. Comme tous les précaires, il échappe à toutes les classifications. Comme les Rambach, éditrices bénévoles, auteurs de livres et dorénavant scénaristes télé.

2008 : c’est chez Stock qu’est publié la deuxième manche. « Les Nouveaux Intellos précaires » est écrit de façon aussi enlevée que le premier. Et passe en revue l’évolution du travail dans les secteurs de la presse, de l’édition, de la recherche, de l’Education et de la culture.

Pour un constat accablant : la précarité de cette « nébuleuse de travailleurs de l’intellect qui partagent un certain sort dans le monde du travail contemporain » s’est aggravée. Et les syndicats et les partis de gauche ne se sont toujours pas vraiment emparés du sujet.