Avec des outils

Il se trouve qu’il y a quelques semaines, j’étais au Café Livres à Paris en rendez-vous de suivi de mémoire avec une étudiante de notre master CPECP de médiation artistique et culturelle. Je vois arriver Isabelle, on se salue. Toi ici, que fais-tu ? Elle me tend son dernier livre, une somme de près de 1500 pages, lourd mais souple, édition Flammarion, belle couverture, elle parle vite, édité tout frais, une soirée à la maison de la poésie, je la félicite pour ce travail impressionnant et lui rend le livre, au revoir, elle disparait. « Un nouveau monde – Poésie en France, 1960-2010 » Yves Di Manno et Isabelle Garron, Flamarion, 2017.

J’ai depuis cherché à me le procurer mais trop tardivement, pas de chance, ma librairie de quartier Folie d’Encre l’avait bien virtuellement mais impossible de trouver l’exemplaire papier… Je partais le lendemain.

La mort dans l’âme et après avoir retourné tout le rayon et les autres alentours, je suis reparti avec un autre livre, dont le titre, la sélection d’auteurs et de textes, m’ont laissé penser qu’il était peut-être l’invité surprise : « Anthologie manifeste – Habiter poétiquement le monde« , textes réunis par Frédéric Brun, Poésis, 2016 « . Je me plongerai dans ton livre Isabelle, plus tard… Je dis plonger et non lire : lit-on une anthologie ? Peut-être sur des années, peut-être au long cours d’une vie, en fait plonger-lire en anthologie de poésie, c’est être accompagné de la plus sensible des manières qui soit, et ça demande du temps. Hasard et nécessité m’ont donc conduit subtilement vers un autre livre. Celle ci résonne je crois, assez bien avec le travail qui nous attends à Hangzhou, l’atelier des écritures éphémères. C’est que j’ai besoin d’outils.

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