Coup de sonnette. C’est La Poste, un colis je crois. Un colis ? Mais je n’ai rien commandé…
Curieux… Oui, c’est bien mon nom. Je signe et je salue le postier.
Je rentre et soupèse, c’est très léger, j’ouvre le colis et oh stupeur sans tremblements : des masques !
C’est nos amies chinoises qui nous l’ont envoyé ! Quel cadeau ! Quel sens de la solidarité ! La solidarité… quand je pense que notre pays en a fait un délit...
Elles sont formidables ! Elles, ce sont Taro, Ting, Jiajia, Chloé, du centre d’Arts E-Arts de Hangzhou (Chine), où j’ai passé deux mois de résidence à l’été 2017, et avec qui nous avons ensuite monté un projet de coopération avec la China Academy of Arts Hangzhou, et réalisé deux très beaux workshops en 2018 et avec nos étudiants en 2019…
Mais pourquoi me direz-vous n’avons-nous toujours pas de masques en France ?! Et bien c’est que… voyez-vous, nous en avions beaucoup, et puis… Mais je préfère vous laisse lire l’édifiante enquête d’Arnaud Mercier pour « The Conversation France » :
« À l’heure de la polémique sanitaire interne à la pandémie – l’absence de masques de protection efficaces pour les soignants et pour le personnel indispensable afin de faire fonctionner l’économie du pays même en temps de crise -, il est essentiel de rétablir la chronologie des faits qui a conduit notre pays à se désarmer face au risque de pandémie.
Sans doute qu’après le retour à une ère de sécurité sanitaire, des commissions d’enquête vont se créer pour faire toute la lumière sur les faits. Avec des moyens d’investigation autres que les nôtres aujourd’hui. Mais déjà, la lecture complète de nombreux documents officiels publiés permet de rétablir une archéologie des choix de politique publique.
Pour faire ce travail, il faut se garder d’une approche simpliste, personnalisée, excessive et expiatoire. Pas simpliste et personnalisée, car on ne trouvera pas un texte signé un jour dans un bureau obscur par un ministre ou un haut fonctionnaire et qui aurait dit « maintenant plus de stocks de masques ». Pas excessive et expiatoire non plus, car il ne s’agit pas ici de chercher un bouc émissaire commode pour expier ce qui est plus vraisemblablement le fruit de fautes collectives.
La plupart des décisions ont été prises dans le cadre d’une chaîne de responsabilités partagées et nous conduisent à la situation actuelle, quand beaucoup parlent désormais de chaîne d’irresponsabilités. » >>>>>> lire la suite sur le site de La Tribune

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