Je sais pas vous, mais huit jours de confinement c’est suffisant non ? Je sais bien que pour l’efficacité sanitaire, ce n’est pas assez, et qu’il en faut au moins 15, voire trente ou plus… Je signale seulement un changement de perception. Les cinq premiers jours sont excitants parce que c’est nouveau. Là, on commence à ressentir un mélange d’agacement et d’ennui. Et ça, alors même que nous avons plein de choses à faire ! Ce n’est donc pas en rapport avec nos occupations. Plutôt avec la solitude, le silence, la crainte, le confinement… Voilà qui devrait déclencher notre empathie pour Julian Assange :
« Le 11 avril 2019, Julian Assange est arrêté dans l’enceinte de l’ambassade de l’Équateur par la police britannique. Il y était confiné depuis 2 487 jours. Visiblement affaibli, il est porté par six policiers et embarqué à bord d’un fourgon de police. «
Son sort est toujours incertain, sa santé précaire, Mathias Reymond d’Acrimed rappelle qu’ « Il n’est pas trop tard pour se mobiliser afin que cesse l’acharnement de l’administration américaine contre Assange et les lanceurs d’alerte. Leurs révélations salutaires ont permis d’apporter des preuves factuelles, en temps réel ou presque, sur les agissements des gouvernements occidentaux (…). Avant l’existence des hackers, et des outils numériques modernes, dénoncer des crimes similaires – au Vietnam, au Laos, ou durant la première guerre du Golfe – était utopique. Aujourd’hui c’est possible. Et pour que ça le soit encore demain, Julian Assange doit rester libre. »
Quand à nous… patience, 8ème jour.
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