… par le dessous

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C’est un mur
Un mur peint
Très épais 
“Très épais” est en deça de l’épaisseur épaisse 
C’est une dimension qui peut être cherche à naître 
A partir de la peinture 
Avec elle mais l’accompagnant par le dessous 
Dans ce qu’on voit
Quelque chose sourd 
Puissance du geste 
Un homme couché 
Il est vivant c’est sûr 
Peut être plus pour très longtemps
Un fil ténu le relie 
Couché au sol qu’il est
A l’espace sidéral au dessus de lui
Un mouchetis lacté diffus s’élève 
De plusieurs fois la hauteur d’homme
Comme une brume
Et si le ciel était descendu sur terre ? 
Multitude densifiée de points clairs
Un placenta ?
Un cordon fiché dans le nombril de l’homme 
Est-ce le ciel qui le nourrit ? 
Est-ce son âme qui s’y élève ? 
Au sol des écorces 
La terre peut être 
Une terre peinture rougeâtre
Craquelée fragments épars 
Laissant deviner 
La surface de la toile couleur argent
Du brillant recouvert de boue
Un ciel à trois étages
Trois mots situés à différentes hauteurs
Rubedo – tout en haut est-ce le volé ? 
Albedo – tout ce qu’on voit ? 
Nigrido – le nègre ? 
Quelle est cette langue ? 
Etrange et pourtant familière 
Qui sonne le latin et appelle l’Espagne ?

luc dall’armellina, en atelier d’écritures avec Isabelle Garron et Joël Paubel, notes de 15 minutes avec Athanor d’Anselme Kiefer. palier de l’escalier nord de la Colonnade, aile Sully, Musée du Louvre. [ j’ai depuis, découvert ce dossier ]