performances

Nous, les arbres [ +++ ] 2025

Poème plaidoyer pour les arbres du monde en cinq actes continents et une coda, lecture chorale pour un à seize lecteurs lectrices.
Texte : Luc Dall’Armellina 2024-2025
Durée 22 minutes environ
Musique : murmure des voix, des forêts, de la pluie et de l’orage

Lectures : Le 28 novembre 2025 à 17 h 30, lecture à quarante voix de « Nous, les arbres » en première mondiale à l’UZSWLU de Tashkent (Université d’État d’Ouzbékistan des Langues du Monde). Avec les voix de Nazokat Ozodova, Dilnavo Bahodirova, Gulsevar Sodiqova, Kamola Kadamboeva, Noilahon Olimjonova, Zebo Risqiboeva, Nafisa Ungarova, Farangiz Xudoyberganova ; Chexina Azimbaeva, Sevinch Qurbonalieva, Chodiya Umaralieva, Nataliya Yachkina ; Laylo Abdurahmanova, Mahina Ahmadjonova, Mahfuza Asrorova, Durdona Jumakulova, Murodbek Kazakov, Jasmina Matmurotova, Nilufar Rahmatova, Dilsora Ramazonova, Sevinch Rustamova, Begoim Samsakova, Dilsora Sulaymonova, Sevinch Techaeva, Gavhar Tuxtamurotova, Bahora Yakubova ; Sitora Azizova, Chirine Gafurova, Gulnoza Jalolova, Mahina Lutfulloeva, Dildora Mahamadjonova, Mahfuzar Rahmatullaeva, Dilchoda Tojihonova, Ismigul Halimova, Barchnoy Yuldacheva, avec celles des huit lectrices et lecteurs du plaidoyer à mes côtés (dans l’ordre d’apparition) : Eugénie Audiard, Murodbek Kazakov, Mahfuzar Rahmatullaeva, Sitora Azizova, Gulsevar Sodiqova, Sevinch Techaeva, Mahina Ahmadjonova.


Pure poésie [ +++ ] 2017

Poème multilingue chinois-français de Luc Dall’Armellina, traduction Sujuan Xu & Haiyu Zhang, réalisation vidéo Keer ZHAO, images Haiwei SUN et Xiaotong CHEN, musique (Air) Han WU, Hangzhou, Chine, 22 juillet 2017

 


Langlibabex [ work in progress ] 2015

Poème numérique à lecture simultanée en trois langues (US, PT, FR) à distance, Luc Dall’Armellina, Claire Donato, Alavro Seica, 2015


HD pen [ +++ ] 2014

HD_pen, moto-vidéo-poème performé pour prompteur de lecture, juin 2014

FR (EN below)
HD pour Haute Densité (High Density) mais également pour Harley-Davidson car ma moto est de cette marque, fabriquée à Milwaukee, WI, USA, c’est un modèle Sporster XR 1200 à la géométrie très européenne. C’est sur elle que j’ai filmé un parcours depuis mon domicile (Montreuil) jusqu’au département des cartes anciennes des Archives Nationales (Pierrefitte-sur-Seine).

C’est par la vidéo qu’est rendu ce parcours, augmenté, en filigrane, par la lecture (simultanée en français et en anglais) d’un texte venant sampler et discuter celui de Jorge Luis Borgès « De la rigueur de la science » dans l’Histoire universelle de l’infamie/Histoire de l’éternité,10/18, Paris (1951,1994). Dans ce texte l’auteur se livre sous la forme d’une fable, à une réflexion sur le rapport de la carte et du territoire, et pose finalement la question des rapports des arts et des techniques, de la science et du sensible.

Je poursuis ici l’idée d’une écriture par le trajet, non déterminé par la nécessité de rejoindre un point donné comme un GPS nous aide à le faire, mais en dessinant sur la carte, des lettres formant quelques mots.
La moto devient dans ce protocole, un stylo qui me permet d’écrire sur le territoire. Rapporté à la carte des lieux, elle « dessine » les lettres des mots qui prendront sens au fil du déroulement de la performance.

Luc Dall’Armellina : texte, programmation, lecture // L. D. (clavier) & Blaise Dall’Armellina (batterie) : musique // Virgile Dall’Armellina : traduction du français vers l’anglais.

La première de cette performance s’est tenue le 19 juin 2014 à Milwaukee (WI) lors de l’ELO 2014 (Electronic Literature Organization), commissariat de Kathy Inman-Berens,
Alan Bigelow m’a fait l’amitié de lire avec moi simultanément en anglais, et en français.

EN
HD stands for Haute Densité (High Density) but also for Harley Davidson, for this is the brand of my very european designed Sportster XR 1200 bike, made in Milwaukee, WI, USA. While riding it I will film journeys from my home (Montreuil) to the Cartography Department at National Archivals (Pierrefitte-sur-Seine) near Paris, France.

This motorized sign-writing journey is showed by video, enriched by the background reading of a text discussing Jorge Luis Borgès « On Exactitude Of Science » from « A Universal Story Of Infamy » (1951). In this text Borgès uses the tale genre to reflect on the relation between maps and the territories they represent, and eventually raises the question of the relation between Art and Technique, Science and the empirical world.

I’m continuing the idea of genuinely «writing by riding» because my ride won’t be determined by the need to reach a location point, like a GPS could help me to do it, but to draw on the map of the city letters that will make words. Through this process the motorbike becomes a pen which allows me to write directly on the territory.

text, programs, reading : Luc Dall’Armellina // musique : L. D. (keyboard) & Blaise Dall’Armellina (drums) // translation from french to english : Virgile Dall’Armellina

The first reading of this performance held the 19th june 2014 in Milwaukee (WI) during ELO 2014 (Electronic Literature Organization), curated by Kathy Inman-Berens.

Alan Bigelow made me the friendship to read with me simultaneously in english and in french.


Flux (série)
spoken word / lectures performées, depuis 2008

flu #3 [ +++ ] 2011

Poème performé de flux erratiques râpés à moto sur des aires d’autoroute, depuis 2011

[ flu = lecture performative de flux erratiques ]

Opus n° 3 de la série des flux, flu est constitué de la lecture performative scénique d’un texte sur prompteur numérique fait de flux erratiques viraux. flu, c’est la grippe, « l’influenza », son mode viral, contaminant, qui est aussi celui du langage. Dans ce récit de 12 minutes, un homme et une femme dérivent amoureusement sur une plage, ils se livrent durant ce temps à un jeu de creusement de la langue à partir du test de l’alouette.
« … ici le flux textuel erratique est reprojeté sur le retour vidéo, il lit et découvre du même mouvement, c’est ce qui donne cette très belle incantation à la voix perpétuellement dans l’imprédictible… » François Bon.
Le test de l’Alouette est un test de lecture de Pierre Lefavrais (1965) qui permet d’évaluer le niveau de décodage lexical (automaticité). Il sert de dépistage de la dyslexie. Il est ici mis en abyme de la performance elle-même car flu (comme les précédentes flow et flog) est une lecture rapide d’après prompteur sur écran qui met en péril la lecture, poussée à ses limites. L’enjeu de la performance est que le lecteur et le public, lisent sur le prompteur à la vitesse imposée, soutenus par le rythme musical du dispositif. Ici c’est le générateur ready-made (2008) de Martin Brinkmann qui imprime un tempo à l’ambiance que le musicien nomme self-similar music.

Lectures :
Le 24 septembre 2013, Grand Auditorium de la BNF, quai François Mauriac, Paris, dans le cadre de « chercher le texte » événement organisé par l’Electronic Literature Organization édition 2013 Paris.
Le 16 mai 2013 à 20h au Lavoir Moderne 35 rue Léon, Paris.
Le 20 novembre 2012 à Paris, au Grand Auditorium de la Bibliothèque Nationale de France lors du colloque international : Les métamorphoses de l’œuvre et de l’écriture à l’heure du numérique : vers un renouveau des humanités ?

flow #2 [ +++ ] 2009

Poème performé de flux fictionnels frottés à la vitesse des automobiles, depuis 2009

[ flow = lecture performative narrative ]

Opus n° 2 de la série des flux commencée avec « flog ». Flow est le texte d’une fiction construite à la fois sur des moments issus de mon histoire familiale, de l’actualité contemporaine en matière de politique de l’accueil des étrangers et de l’histoire qui nous est contée dans le film Lettre à mon ami Pol Cèbe, 1970, de Michel Desrois et avec Antoine Bonfanti et José Thiais, des groupes Medvedkines.

Flow croise différentes époques et régimes narratifs : histoire familiale, histoire politique (les Groupes Medvedkine) et actualité contemporaine.

Flow s’attache à conter une histoire, celle d’une bande d’amis ouvriers, qui un jour de 1967 partent en voiture pour Lille, projeter l’un de leurs films dans un cinéma. Ils prennent en autostop un homme avec une drôle d’auréole sur la tête, à leur demande, celui-ci leur raconte une histoire. Il leur conte celle de mamy Mireille de Sangatte qui en 2008 sera mise en examen pour délit de solidarité. Le texte met en scène le téléscopage de ces deux époques, l’une ravivant l’autre, à quarante ans d’intervalle…

Flow devient, à travers le même dispositif technique que flog (un prompteur de lecture vidéo projeté accompagné d’une bande son) une fiction sans pause, seulement quelques moments de ralentissements, où entre la bande son et la voix, une élasticité se forme : un flow, donnant son titre à la pièce.

Lectures :
Le 31 janvier 2011 flow a été joué à la galerie Xavier Jouvin de Grenoble à l’invitation de Michèle Crozet dans le cadre du workshop PlayItAGain.
Le 12 juin 2010 au festival art_tuilage 2010 au Château de Chevigny (21) dans le cadre de L’été des arts à l’invitation de Jean Voguet (CRANE).
Le 3 octobre 2009 à la nuit blanche Paris 2009 dans le chantier de réhabilitation de la piscine d’Aubervilliers.

flog #1 [ +++ ] 2008

Poème performé de flux informationnels lus-écrits à bord des trains à grande vitesse, depuis 2008

[ flux + blog = flog = lecture performative musicale emballée ]

Ce dispositif est dédié au lecteur abandonné tout cru au pouvoir décérébrant des news rss ou télévisées défilant sur fond de boucles musicales hypnotiques world.
Combattre l’aliénation du lecteur hypermoderne soumis à la vitesse des flux, la rendre visible, la mettre en scène, la rejouer, la déjouer… Voici comment voudrait résister ce « flog », terme qui m’a semblé le mieux à même de dire cet entre deux, ce mi-chemin entre flux et blog, entre vitesse et subjectivité, libération et contrôle, pour ce texte écrit sur une année, la plupart du temps à bord des trains à grande vitesse, dans le bercement de leur rythmique suspendue.

Lectures :
Le 17 novembre 2010 à l’École Supérieure d’Art de Grenoble à l’invitation de Michèle Crozet.
Le 12 juin 2010 au festival art_tuilage 2010 au Château de Chevigny (21) dans le cadre de L’été des arts à l’invitation de Jean Voguet (CRANE).
Le 10 octobre 2009 au Pannonica de Nantes (scène jazz et musiques improvisées), pendant le festival MidiMinuitPoésie (poésie / musique / arts plastiques) du 6 au 11 octobre 2009 à l’invitation de Magali Brazil et Jean Pascal Dubost, maison de la poésie de Nantes. Edition dans Gare Maritime 2010, anthologie écrite et sonore de la poésie contemporaine.
Le 3 octobre 2009 à la nuit blanche Paris 2009 dans le chantier de réhabilitation de la piscine d’Aubervilliers.
Du 21 mars au 21 août 2009, a été diffusé en exclusivité dans la revue Canadienne de littérature hypermédiatique BleuOrange.
Le 28 mai 2009 à Synesthésie (v2) espace d’art actuel en réseau à Saint-Denis (93) sur invitation du collectif 1.0.3.
Du 2 au 6 mai 2009, une lecture de flog a été radio-diffusée sur 108FM à l’invitation de Cecilia Cardoso lors du festival international d’arts médiatiques Bandits-Mages à Bourges (18).
Le 19 mars 2009 lors de la semaine de l’art contemporain d’Annecy (74) à la MJC des Carrés sur invitation de Marc Veyrat et Carol Brandon.
Pour la première fois en public lors des journées de poésie numérique e-formes à la médiathèque de Saint-Etienne en mai 2008.

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